Le collectif réunit des députés et sénateurs issus de tous les groupes
parlementaires et les partis politiques de droite.
Ses membres attendent toujours d’être reçus par François
Hollande et coordonnent leurs actions au Parlement.
Ce sont eux les chevau-légers de la « bataille parlementaire »
contre le projet de loi Taubira : Hervé Mariton, Philippe Gosselin,
Jacques Myard, Claude Goasguen, Xavier Breton ou encore Claude Greff, ancienne
secrétaire d’État à la famille du gouvernement Fillon. Leur point commun :
ils participent tous à l’Entente parlementaire pour la famille.
Ce collectif agit « en complémentarité, et non en concurrence
des groupes parlementaires », souligne son
animateur, le député UMP Xavier Breton, qui préside par ailleurs le groupe
d’amitié France-Vatican.
UN INTERGROUPE
OÙ SE RETROUVENT DÉPUTÉS ET SÉNATEURS
La force de l’Entente est d’être un intergroupe où se retrouvent députés et
sénateurs appartenant à l’ensemble des groupes parlementaires et des partis
politiques de droite : Véronique Besse pour le Mouvement pour la France de
Philippe de Villiers, Jean-Frédéric Poisson pour le Parti chrétien-démocrate de
Christine Boutin, ainsi que les principaux orateurs des groupe UMP (Hervé
Mariton et Philippe Gosselin) et UDI (Jean-Christophe Fromantin).
Lors des réunions hebdomadaires, à l’Assemblée nationale ou au Sénat, les
participants repèrent les sujets sur lesquels ils vont mettre l’accent et
coordonnent leurs actions, notamment pour préparer les amendements au texte.
Une « mutualisation » qui a aussi permis d’embaucher – « à plusieurs députés » – une assistante
affectée aux actions de l’Entente.
L’intergroupe a été créé en
janvier 2006 par les anciens députés Jean-Marc Nesme et Pierre-Christophe
Baguet, avec l’ancienne sénatrice Bernadette Dupont, sous le nom initial
d’« Entente parlementaire pour la défense du droit fondamental de l’enfant
d’être accueilli et de s’épanouir dans une famille composée d’un père et d’une
mère ». « Mes prédécesseurs s’étaient rendu
compte, au moment des débats sur les lois de bioéthique, qu’il n’y avait pas eu
assez de travail en amont entre députés et sénateurs », raconte Xavier Breton.
ADHÉSIONS DE
LAURENT WAUQUIEZ OU D’HENRI GUAINO
Le nom, « plus facile et plus
lisible », d’Entente parlementaire pour la famille a été pris en octobre 2012.
Le collectif réunit aujourd’hui 139 des 228 députés de droite et 82 des 171
sénateurs de droite et du centre.« Nous n’avons jamais perdu un membre
et nous progressons toujours auprès de parlementaires qui n’avaient pas assez
entendu parler de nous ou qui avaient un peu peur d’être embrigadés »,
explique Xavier Breton, en mettant en avant les récentes adhésions de Laurent
Wauquiez ou d’Henri Guaino.
« Après la question du mariage et de la filiation, notre démarche va
s’ouvrir, dans les mois à venir, à toutes les problématiques de la famille, poursuit ce père de huit enfants. La famille était un
élément de consensus, mais le gouvernement est en train de diviser les Français
à cause d’une minorité. »
L’Entente entretient bien entendu des contacts avec les mouvements
extraparlementaires comme le collectif des « Maires pour
l’enfance », auquel appartient le député Philippe Gosselin, également
maire de Remilly-sur-Lozon (Manche), ou l’association « La manif pour
tous » de Frigide Barjot. « On les encourage et ils nous
encouragent », insiste Xavier Breton. Courage et patience, car l’Entente n’a toujours
pas vu sa demande d’être reçue par le président de la République honorée.
LAURENT DE BOISSIEU
(Source : la Croix)
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