
Les opposants au projet d’extension
de Roland-Garros (XVIe) montent au filet. Quelques jours après avoir infligé
une première défaite à la Fédération française de tennis (FFT) et à la mairie de Paris, devant les juges du tribunal administratif, les associations ont présenté
hier les détails d’un « contre-projet » qui, selon elles, permettrait
d’agrandir le temple du tennis sans toucher au jardin classé des serres
d’Auteuil.
Des courts sur
l’autoroute
Leur
plan B, conçu pour « préserver » les espaces verts existant de l’Ouest
parisien, consiste à agrandir le site vers le nord, sur l’autoroute A13. Il
s’agirait de couler une dalle de béton au-dessus des voies, sur 140 m de long.
« C’est techniquement faisable, la mairie
de Paris a déjà fait couvrir le périphérique, par exemple porte des Lilas, et
l’A13 est déjà en partie couverte à l’ouest du site, côté Boulogne »,
expliquaient hier les défenseurs du projet. Dans leur extension rêvée, l’avenue
de la Porte-d’Auteuil, entre Boulogne et Paris, serait absorbée, et remplacée
par la mise à double sens d’une avenue parallèle, au nord de l’autoroute. Le
court n° 1, qui date de 1980, serait conservé et « agrandi en le rehaussant de 5 m », plaident les associations. Le
plan de la FFT, à l’inverse, prévoit la destruction de ce court, au profit
d’une nouvelle enceinte de 5000 places dans le jardin des serres. La couverture
de l’autoroute, les aménagements routiers et l’agrandissement du court
reviendraient à 53 M€.
Les commentaires récents